Flor de Selva 20 Aniversario No.20 Egoista
Autant nous avions eu un véritable coup de cœur pour l’Egoísta standard, autant ce 20e nous emmène encore un cran plus loin. Avec ce petit format que nous affectionnons particulièrement, on touche ici à une véritable forme d’apogée.
Dès l’amorce, la noix de muscade s’installe, avant de laisser progressivement place à des notes plus profondes. Le cigare est rond, équilibré, avec une puissance moyenne à moyenne-plus, parfaitement maîtrisée.
Sa cape magnifique, sombre et particulièrement lisse habille un format que nous adorons. Le tirage est tout simplement fantastique, et les quelque 45 minutes de dégustation passent avec une belle régularité.
Au fil de la dégustation apparaît une délicate note de grué de cacao, qui vient enrichir un profil dominé par des arômes boisés, noirs et chaleureux.
Un cigare profondément chaleureux et réconfortant, qui s’installe progressivement et nous offre une dégustation d’une grande harmonie.

À propos de Flor de Selva
Maya. Un mot suffit pour instaurer le respect. C’est un monument du monde du cigare, et grâce à elle, oh combien les femmes sont fièrement représentées. Maya, c’est le coup de coeur de Madame Blue Smoke ; une soirée chez Royal Cigar à la rencontre de Maya, en chair et en os. C’est la découverte d’une personnalité incroyablement vaste, profonde, fière de son pays et de ses origines. C’est le souffle du charisme à travers les mots, son authenticité éclatante, la résonance de ses valeurs à travers sa voix profonde.
Telle une guerrière, elle souhaite hisser le plus haut le drapeau du Honduras dans le monde du cigare. C’est une mission accomplie car en 2024, Maya est couronnée du « LIFETIME ACHIEVEMENT 2024″
Madame Blue Smoke a une idole : Maya Selva.
Là, c’est l’émotion qui parle. Maya, c’est une leader incroyablement charismatique. Inspirante, solaire, chaleureuse. Quant elle prend la parole, elle hypnotise la foule. Une foule masculine. Elle se dresse haut sur la liste des monuments du cigare, aux côtés de Eric M. Newman et Robert C. Newman, Rocky Patel, Manuel Quesada, Benjamin « Benji » Menendez, Carlito Fuente.
Mais je ne crois pas que ce soit cela qui la motive, Maya. Elle souhaite sincèrement faire rayonner le Honduras, créer des emplois, (re)dorer le blason de l’industrie du cigare et faire de son pays un incontournable acteur du domaine.
Maya, c’est une équipe. Chaque membre que l’on a rencontré, conseillers, importateurs, commerciaux, responsable de marque, parle avec respect et conviction de ses valeurs, convaincu des produits et avançant dans la même direction.
C’était donc avec une émotion non dissimulée que nous l’avons regardé monter sur scène à la cérémonie Cigar Trophy Award 2024.
La valeur principale de Maya: l’éthique
Maya souhaite créer des emplois au Honduras, et solliciter chaque corps de métier qui contribue à l’élaboration d’un cigare. Dans les champs de tabac, mais aussi dans tout le packaging qui enveloppe les cigares. Ainsi, chacune des boîtes produites provient du Honduras, y compris la matière première.
Maya ne ment pas. Sa responsable de marque, Nina Cobos Rosa, nous confie à Intertabac : « Initialement, les nouvelles bagues de la marque « Villa Zamorano » devaient avoir une teinte or avec le vert. La matière pour la finition or n’était pas disponible au Honduras, impossible de se la procurer. Maya a pris la décision de changer les tons de la bague, dans des notes plus vertes, afin de réaliser cette bague 100% au Honduras. »
D’où vient cette icône hondurienne ?
Née d’une mère française et d’un père hondurien, Maya grandit à Tegucigalpa. Après des études d’ingénieure en France et aux USA, Maya revient au Honduras, un master en poche, mais pas prête encore à se décider d’une carrière.
C’est alors, qu’elle passe une année à apprendre comment sont fabriqués les cigares dans la région de Danli. C’est à travers le prisme de ses études qu’elle étudie minutieusement tous les paramètres essentiels à la conception de cigares de grande qualité.
En 1994, c’est sa rencontre avec Nestor Plasencia qui sera décisive pour sa carrière. Et c’est une année plus tard, après avoir planifié avec Nestor les critères de production de ses cigares, qu’elle lancera « Flor de Selva » sur le marché français.