Meerapfel
La famille Meerapfel travaille le tabac depuis le début du 17e siècle, d’abord comme planteurs en Allemagne avant de s’installer en 1876 à Untergrombach pour y rouler ses cigares à la main jusqu’à ce que la Seconde Guerre mondiale emporte l’atelier.
La maison se reconstruit ailleurs, et démarre une nouvelle profession : celle de négociant. Les Meerapfel deviennent les spécialistes de la cape du Cameroun, une feuille rare et difficile, que Richard Meerapfel sauve de la disparition au début des années 1990 quand le monopole français du tabac se retire du pays. Pendant des décennies, ce sont eux qui fournissent les plus grandes marques sans jamais signer un cigare.
Richard s’éteint en 2003. Son fils Jeremiah mettra près de vingt ans à donner corps à l’idée née à ce moment-là : faire enfin les cigares de la famille plutôt que d’en vendre les feuilles. La marque Meerapfel voit le jour en 2022, avec une première ligne portant le prénom de son père « Richard ». Les bagues sont dessinées à la main par une dentellière belge, les séries sont limitées, et les tabacs sortent d’un stock que la famille accumule depuis des générations.


